Articles

Le temps des couleurs

Image
Un pas après l’autre je pars sur la route du temps, je veux un souvenir avant la saison blanche. Les feuilles ! hissez bien haut vos couleurs sous le vent, toujours je vous entends frissonner dans les branches. N’ayez pas peur de l’hiver et sa nuit de glace, profitons encore des heures que le temps efface. Un pas après l’autre je pars sur la route du temps, je veux un souvenir avant la saison blanche. L’air est chargé d’infinies senteurs que j’aime tant, je veux des nuits et des jours après ce dimanche. Je suis seul et pense à toi feuille d’automne, a ton visage et tes cheveux, mille reflets de feu. À toutes les saisons ma belle, oui je me raisonne, les couleurs de la vie ont partagé nos jeux. (photo que j'ai réalisée dans le parc régionnal de la montagne de Reims)

Des fleurs dans la chevelure de Bérénice

Image
 (Photo offerte par Philippe Donn) Ce que l'on doit à la lune c'est la mer en mouvement une glissade de silice l'apparition des dunes la courbe d'une brune Androsace et un croissant Ce que l'on doit à la nuit un jeu de cache cache soleil un délire d'âme Céanothe et la fraîcheur de l'air au réveil Ce que l'on doit aux étoiles l'Ancolie d'une lumière pâle la trace Digitale d'un scintillement lacté l'espace immense d'un ciel voilé en Centaurée (Noms de fleurs qui m'évoquent constellations et étoiles : Androsace, Céanothe, Ancolie, Digitale, Centaurée)

Fukushima mon amour

Image
Aujourd'hui le ciel est gris le vent n'a pas chassé la pluie. Sais-tu qu'il faut 24 000 ans pour que le plutonium s'apaise ? C'est le hic de l'atome, et pourtant combien pour que la vie se taise ? Je prends mon  Bescherelle, conjugue tes mots à nos plaisirs. Je prends mon becquerel, conjugue tes maux à nos souvenirs C'était un matin d'hiver là-bas dans la montagne, je t'avais rêvé nue. Premiers émois, dans la campagne, On avait les atomes crochus. Oui tu étais une bombe, tu m'avais atomisé ma chérie. Bien-sûr l'atome et son monde, tu en connais un rayon ma souris. Il est des terres brulées, comme un corps qui frémit . Toi ton corps chaud et doré, est une terre qui guérit. (Photo que j'ai réalisée entre Reims et Chalons en Champagne, retouchée sur photoshop. j'ai écris ce poème à ma femme alors qu'elle se soignait contre le cancer)

Mélancholia chocolat

Image
    Au clair de la lune, je te croquerais bien. Toi ma belle brune, pour assouvir ma faim. Tes courbes sont délices, Ton corps de meringue. Chair blanche, mon supplice, diablesse, j’en suis dingue. Ô, mon astre mystère. Tu fonds sur ma langue. Saveur qui m’est chère, mon désir, ma harangue. (Montage réalisé à partir de mes photos)

Le grand Hurlu

Image
Si par mégarde, tu joues près de la friche, les graminées ne pourront te cacher. Avec ses vilains grands yeux qui trichent son air très mauvais et ses hurlements celui qui t'a vu, c'est le grand Hurlu. File dans les herbes gamin, pars au loin. Prends le chemin, cours au vent, t'es malin. Un chapeau pointu, sa bouche pleine de dents, il n'y a rien à faire, tout est foutu. celui qui t'a vu, c'est le grand Hurlu. (Photo que j'ai réalisée à Hirson, Aisne)

Laisser aller

Je laisse aller oublie le licou pose le joug j'aspire à reposer Je ferme les yeux l'air est fraicheur torpeur des dieux je laisse aller Esprit du voyage dépose moi au versant ensoleillé rayon de soleil mon corps se réchauffe je souffle J'écoute ce tambour fluide rugissant Il résonne sourd en mon corps sommeillant Tout doux petit tambour mon corps respire reposant.

Déformation professionnelle

On est en couple et maintenant, il nous faut construire. Oubliant mon vertige fileté, je parsèmerai nos plafonds d'empreintes étoiles. Je serai de mèche avec toi pour faire des petits trous partout. Entre toi et moi, j'installerai mes connecteurs. Avec mes gros sabots, on sera en cheville pour cette fixation et pour rire, je te sortirai mon ti piton. Si un jour, je manque de vis, je me ferais cool, on vivra à la colle. Je suis parfois maladroit, ne me cloue pas au pilori, ces petites anicroches seront le scellement de notre connection. Tu pointes du doigt ma vie sage. Pourtant, même quand tu es colère et exaspération, je t'aime et me dis que c'est bricole. Tu le sais ma douce tout finira bien, j'ai de la ressource, les supports que je vends pour porter une planche, on les nomme consoles, je les utiliserai par milliers à la crémaillère et pour finir, sur notre ouvrage, je graverai ton nom à la pointe d’ancrage. Lexique : Tige filetée : le composant m...