Articles

Souffle

Image
    Un souffle au bord de l'étang, ils dansent. Il y en a de très grands. Ils se dressent fièrement. Ils regardent dans l’eau le reflet de leurs feuilles coupantes. Ils admirent la légèreté de leurs fleurs : on dirait des bouquets de plumes blanches ces roseaux. Mais il y a aussi des plus petits. Ceux-là se tiennent tranquilles entre les grands. Pourtant, le vent qui passe fait chanter tous les roseaux. Tous ? Non. Il y en a un, vraiment très, très petit, pas très joli, qui ne chante pas. Il murmure tristement, pour lui seul : - Je ne peux pas chanter. Je ne pourrai jamais. Je suis trop petit ! Le vent n’arrive pas jusqu’à moi. Oh ! Comme j’aimerais chanter, moi aussi ! Une jeune femme venue boire à la rivière découvre ce petit roseau. Elle le découpe en forme de flûte et les jours suivant moutons blancs moutons noirs la suivent au son du pipeau. Petit roseau n'attend plus le vent ; l'air doux et chaud qui le fait chanter est un soufle de vie.

En trop au logis

Dans les villes où les hommes et les femmes sont si nombreux et rêvent d'une vie qui se déroule en douce ; après leur journée de travail ils ont les nerfs en pelote et reviennent à petit trot au logis. Ainsi, des files d'hommes et femmes se débobinent le long des rues. Villes bariolées de vieille France et de files asiatiques, d'Afrique, de terres hispanique ou du Kamtchatka. Quand il y a trop de files Ariane est perdue. Ariane étudie, elle fait philo et avec sagesse elle a retenu la philanthropie. On l'a vue quitter la ville, aller à la mer, aller à la mer.   Elle a perdu tant d'hommes que les hommes s'y sentent libre (1) Au sud des Cyclades elle va tendre des files par-dessus les flots où pendent les linges sales de l'Europe. Maintenant elle met de la couleur aussi et les petits bateaux de réfugiés noirs et blancs les suivent vers les terres philanthropes. Ils sont nombreux dans leur infortune et vont vers des logis de fortune.  Les ethnologu...

Mémoire Dauphin

Image
L’art de la lévitation, n’est pas une fiction. Je flotte en apesanteur, Sur les battements de mon cœur.                              Bercé par les vagues, au soleil je bulle. Dans un parfum d’algues, mon esprit ondule.   Pour une occasion de voir, un bain de houle, ma vogue d’un soir, m’emmène dans la foule.   Je plane à Paname, J’étire mes orteils. Je sommeille, on murmure, les murs ont des oreilles. C’est une bonne nouvelle, au métro Réaumur.   Quand les parisiens travaillent, Je prends une rame et je m’en fiche. Tant pis si je déraille, en haut de l’affiche.

Maboule rêverie

Image
    Boule de boue boule de glaise terre et eau nous sommes fait d'argile et agile est celui qui nous a fait ainsi, boule inique boule creuse et parfois carapace de granite. La terre est bonne pâte ; en coulée orangée elle tartine son magma comme un rêve d'obsidienne et la digestion d'une digréssion scorie. La terre est bonne pâte ; l'humanité de passage y émaille sa marmaiĺle qui est venue croquer son croissant fertile. La terre est bonne pâte ; je rêve d'être paysan et m'y rouler dedans. Terre et eau, sous terre j'ai bu à la nappe phréatique, je suis devenu spéléo-gastro. Au débouché des boyaux j'ai admiré un micmac de calculs calcites et compté que les appendices stalactites n'étaient pas des mythes. Car c'est bien connu, si les tites tombent les mites montent, mais si le mic manque au mac on s'en moque. Oh mère ! Oh capitaine ! Sur l'eau on criait terre sur mer on buvait au tonneau, sur l'arche on ne pipait m...

Et pour temps

Image
    Et pour temps j'ai retrouvé l'horloge perdue au fond de l'océan. J'ai enfin retrouvé le temps minéralisé après goge. Né d'un rêve de fractales, dessinateur exigeant. Loi du chaos verticale s'est posée au rocher blanc. Etait-ce la mer, ou bien l'océan ? Echouée à terre auprès du mont blanc. Ammonite spirale le mollusque d'avant. Une main t'avale Toi pâle Sédiment.

Ecume

Image
Rouleaux de blanche effervescence sur les eaux violentes du chahut  bouillonnement de notre essence force de la vague qui chut Elle vient et jamais ne divague tag de sel, lame sans fin. Depuis la barre déferlent les générations l'esprit bulle passe d'un roulement en palabre de sable frémissant comme se culbutent les nations. . On attend la nouvelle vague comme le renouveau chez nos enfants et que leur esprit bouillonne d'un futur commencement. Ah, voilà la vague plongez dedans ! C'est le sel de vie l'éternel mouvement. La génération passe et étonne l'écume est l'instant présent l'esprit et le sel qui nous sonne la conscience de ce moment. L'histoire se ressasse dans le ressac du temps l'humanité nous dépasse d'écume et d'embruns changeants. (photo que j'ai prise à Mahabalipuram en Inde)

Mousse vaporeuse

Le soleil luit sur ton horizon crème de vanille. Ici et là monte ou explose le blanc en neige. Entre cumulonimbus et stratocumulus Le fond du plat pays apparaît.